Le cas particulier de la situation française.
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          Malgré son rôle de premier plan dans le développement de l'éolien et malgré la persistance d'une activité dans le petit éolien principalement à travers la société Aerowatt reprise par la société Vergnet la France n'a pas pas été touchée par la renaissance des années 70 . De la sorte il n'y a pas eu de développement industriel aussi important que dans des pays comme l'Allemagne,l'Espagne,les USA ou la Chine.           Le potentiel annuel exploitable on-shore français est de l'ordre de 85 TWh d'après Wijk et Coelingh ( Wind Energy -the Facts-European Commission). D'après deux autres autres études, il serait de 66TWh et 75TWh ce qui a conduit E.E.D (Espace Eolien Développement) (aujourd'hui absorbé par Poweo devenue Direct ENERGIE) a proposé le chiffre de référence de 70 MWh par an ce qui représente le troisième potentiel européen derrière le Royaume-Uni (114 TWh/an) et l'Espagne (86 TWh:/an) mais loin devant l' Allemagne (24 TWh/an). Le potentiel off-shore est estimé, selon une étude conjointe de 1995 du Germanischer Lloyd et de Garrad Hassan (devenu une filiale du Germanischer Lloyd ) dans le cadre du programme européen Joule , à 447 TWh par an ce qui est équivalent au potentiel allemand alors que le potentiel britannique est environ 5 fois supérieur. Au total le potentiel éolien français est de l'ordre de 547 TWh par an. Par comparaison, en 2010 la consommation française d'électricité a été de 513,214 TWh (source RTE).
On peut donc remarquer que la totalité du potentiel français exploitable dépasserait en théorie les besoins. En fait il faut tenir compte des contraintes techniques, c'est à dire du coefficient de capacité (part de l'énergie réellement récupérée compte tenu de l'intermittence du vent), des possibilités matérielles actuelles d'installation ainsi que des contraintes environnementales. Dans son étude E.E.D (Espace Eolien Développement) avance le chiffre de 51 TWh (on-shore et off-shore) exploitable, ce qui représente 9.99% de la consommation de 2010. Compte tenu des technologies mises au point en Allemagne, il faut considérer l'évaluation d' E.E.D comme une valeur minimale. Dans les faits, la production d'énergie éolienne en France en 2010 a été de 9,726 TWh et celle d'origine fossile de 59,484 TWh.           Malgré les obstacles et depuis le début des années 70 une politique de l'énergie éolienne étrangement chaotique caractérisée par une suite de périodes volontariste suivies de périodes de ralentissement, le parc éolien français connaît en définitive une certaine croissance. Si on exclut le petit éolien, la première éolienne raccordée au réseau a été érigée en France par Jean-Michel Germa) et la Compagnie du Vent en 1991 dans l'Aude à Port la Nouvelle et sur ce même site cette même compagnie a installé le premier parc français en 1993 d'une puissance de 2MW constitué de 4 éoliennes Vestas de 500 KW. Au cours des années 90 le parc éolien français a cru faiblement puisqu'il est passé à 19MW en 1999. D'ailleurs la capacité française n'apparraissait pas dans les statistiques européennes officielles. En 1996 avait été lancé le plan EOLE 2005 pour encourager la croissance du parc à travers des appels d'offre, mais les résultats n'ont pas été à la hauteur.
A partir des années 2000 la loi de modernisation de l'électricité et le décret de 2001 sur la rémunération des énergies renouvelables ont permis le début d'une croissance soutenue du parc éolien français qui atteint 5 764 MW en 2010 en augmentation de 26% par rapport à 2009 avec l'installation de 1190 MW, ce qui représente environ la capacité d'un réacteur nucléaire. Toutefois d'après les calculs d'E.E.D il devrait être possible d'installer au moins 17 700 MW dont 11 200 MW on-shore. Abstraction faite de l' off-shore qui n'existe pas encore en France, cela signifie que la puissance terrestre pourrait doubler en 5 ans avec une installation annuelle de 1000 MW par an s'il n' y avait pas de ralentissement, ce qui ne semble pas être le cas. Par ailleurs, on considère en général que sans modification ( en fait des projets d'adaptation du réseau sont en projet), la capacité d'absorbtion du réseau est comprise entre 10 et 20% de l'énergie électrique consommée ( Chiffres du rapport de la commission européenne) . Pour la France la capacité actuelle de production de 9,726 TWh, soit à peu près 1.9% de la consommation totale d'électricité de 2010, il n' y a donc pas de problème de réseau . Un potentiel de production de 51 TWh d'après l'étude d'E.E.D, soit 9.9% de la consommation de 2010 comme indiqué précédemment, ne devrait donc pas poser de problème sérieux contrairement à ce que certains avancent. Depuis l'abandon du plan EOLE 2005, les installations on-shore se font exclusivement par le biais d'inititiatives de développeurs privés, parfois en collaboration avec des collectivités locales sauf éventuellement en ce qui concerne les territoires d'Outre-Mer et la Corse. Par contre la mise en place de parcs éoliens off-shore est le privillège de l'état qui intervient à travers des appels d'offre que la CREE est chargée d'organiser . Le premier appel d'offre concernait le parc de la côte d' Albâtre pour lequel une autorisation d'exploitation de 105 MW a été accordée par un arrêté de du 13 octobre 2005. Le 12 juillet 2011 la CRE (http://www.cre.fr) a publié cinq appels d'offre pour l'installation d'une puissance totale de 3GW. Un autre appel d'offre du même type est prévu concernant les parcs éoliens au large de la Vendée.

Dernière modification : le 015/09/2011.



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